Avant que les vers nous rongent...




Pour le présent blog, c'est terminé...

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A bientôt...
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 19:38

Le Corbeau et le Renard

Le Corbeau et le Renard































Un vil charognard sur un arbre flanqué,
Bavait de son bec un coulant.
Une peau pour bourgeoise visant le coulommiers
Jura d'le tirer à ce gland :
« Salut toi, volatile de cimetière !
Que tu me sembles maigre ! Que tu pues la misère !
Sans blaguer, si ta pauvre haleine
Sent le chyme d'une vieille baleine,
Tu es le croque-mort des carcasses des ruisseaux. »
À ces mots le corbaque veut lui péter les os ;
Et pour montrer toute sa rage,
Il ouvre un large bec et tombe le fromage.
La crevure le ramasse et dit : Sacrée pine à traire !
Gobeur de vers de terre !
T'aurais fermé ta gueule,
Tu l'aurais bouffé seul !
Le corbillard emplumé
Répondit : « Enculé ! »


Joël Heirman

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 07:55

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 08:10

Jean-Claude Guillaume

Jean-Claude Guillaume


































Que deviens-tu Joël, tu n'es plus sur ton blog ?
Es-tu perdu à Londres, dans l'épaisseur du « smog » ?
Tes lecteurs et amis sont avides de lire
Tes propos, tes poèmes, en un mot tes délires.

Nous sommes suspendus à ta prose onirique
A tes vers bien tournés ... mais qu'est-ce que tu fabriques ?
Réponds à notre attente, prends ton ordinateur
Reviens sur nos écrans, faire notre bonheur.


Jean Claude Guillaume

# Posté le vendredi 16 janvier 2009 16:53

Pause sonnet


Qu'y a-t-il de meilleur que de boire un café ?
Cet acerbe nectar correspond tout à fait
À un besoin certain de courte oisiveté ;
Il chasse la fatigue avec célérité.

N'en déplaise aux fumeurs, le tabac engourdit
Et fait perdre un temps fou puisqu'il est interdit
D'enfumer les locaux et tout son entourage :
La loi les ostracise, principe d'un autre âge !

Dans Dom Juan de Molière, premier acte, première scène,
On a l'apologie des bienfaits du tabac ;
Molière voyait juste dans cette scène saine.

Au diable liberté ! Préférons la santé !
Hélas il serait vain de r'lancer le débat...
Qu'y a-t-il de meilleur que de boire un café ?

J.H.



Je vous sers les vers de talent que Jean-Claude m'adresse en réponse...



Jean-Claude, Posté le jeudi 11 décembre 2008 21:36

Qu'y a-t-il de meilleur que de voir sur ce blog
Les propos pertinents, pas du tout démagogues
Les paroles émanant d'un très grand pédagogue,
Qui nous montre comment renoncer au tabac :

Préférer le café, avec sucre ou nature
Plutôt que la fumée, ce bouillon d'inculture
Qui vous salit les bronches et pollue la nature
Le cigare ou la pipe ? A bas, vous dis-je, à bas !

Et vive le caoua, ce délice divin
Qui ravit les papilles bien mieux que le vin
Qu'on lui cherche un défaut, ce sera bien en vain

Toujours je chanterai ce sublime breuvage
Qui m'éveille au matin, en dépit de mon âge
Et me fait embarquer vers les plus beaux rivages

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 17:57

Modifié le samedi 13 décembre 2008 18:46

Les Ecureuils devenus glands

Les Ecureuils devenus glands


























Les Ecureuils devenus
les glands






L'économie mondiale serait-elle un trompe-l'½il ?
Le chêne donne des glands, monnaie de l'écureuil,
Mais quand il perd ses glands aux pourceaux de la bourse,
L'écureuil est le gland ; il n'est plus dans la course.

Un jour il arriva, dans un petit village,
De robustes paysans vivant de leur ouvrage,
Un homme aux quatre épingles qui vint leur proposer
D'acheter tous les singes qu'ils pourraient capturer.
Il les leur prendrait à dix euros la pièce,
Il s'en contenterait, peu importe l'espèce.
Jamais un seul d'entre eux ne se posa question
Et sans le moindre doute, ils lui prêtèrent caution.
Pourtant me direz-vous, c'est une idée étrange ;
À tant vouloir de singes, on ne peut être un ange :
Le singe ne se mange pas, le singe ne se tue pas,
Le singe ne travaille pas, le singe n'a pas de droits !
Il souffla sur les lieux, un vent de panurgisme,
Tous ces moutons bêlant, pour l'homme et son charisme
Qui changea le village à cette simple annonce,
Parlant comme un pontife ou une de ses nonces.
Enivrés par l'argent, pas un des villageois,
Ne manqua cette manne, courant dans les sous-bois,
Enlevant tous les singes vivant aux alentours :
De funestes rapaces, chassant tels des vautours !
Les malheureuses bêtes sonnantes et trébuchantes,
Par cette humanité, avide de la rente,
Sortaient de leurs filets, pour entrer dans des cages,
Au terme d'une rafle, provenue d'un autre âge.
De retour au village, l'affaire fut conclue,
Les primates vendus, par tous, l'argent perçu.
L'homme en voulut bien plus, la chasse continua.
Les singes à l'ombre, leur nombre ainsi diminua
Au paradis perdu qu'ils aimaient tant jadis,
Avant que ces cons d'hommes, pour l'argent, pervertissent
L'amour de la nature et pour sa réciproque
Le dédain de l'argent gagné de leurs breloques.
Un beau jour advint ce qui devait arriver ;
La chasse de ces singe, devenus rareté,
S'avéra moins rentable. Il fut alors plus sage
D'abandonner cela, de reprendre l'ouvrage.
L'insatiable homme, aux quatre épingles, surenchérit :
« Les singes sont moins nombreux, je double donc leur prix ! »
Cupide l'homme est faible, il reprit donc la chasse ;
Quand on parle d'argent, il perd toute sa classe,
La nature l'a fait, elle est sa propre mère
En vendant tous ces singes, il vend un peu ses frères.
Quand il n'y eut plus singe, l'homme leur déclara :
« J'ai quelqu' affaires en ville, je reviens dans un mois,
Capturez-moi des singes à quatre-vingts la tête,
Je laisse mon assistant, qui est le plus honnête
Et meilleur conseiller d'mes collaborateurs.
Bonne chance à vous tous, vous êtes des gagneurs !
À quatre-vingt euros, le singe fut mis à prix,
Les villageois cherchèrent, mais ils avaient tout pris.
Ils rentrèrent bredouille et croisèrent l'assistant,
Qui constatant leur mine, se montra rassurant :
« Ne faites pas cette tête, il n'y a pas mort d'homme !
À quatre-vingt par tête, imaginez la somme
Que des milliers de singes, pourraient vous rapporter.
Mon patron est parti, mais il vous a promis
De payer quatre-vingts, voici mon compromis :
Si je vous vendais ceux qu'il vous a achetés,
Dans un mois jour pour jour, vous lui revendriez,
Croyez-moi mes amis, à quatre-vingts la pièce,
En concluant l'affaire, vous trouveriez richesse. »
Un chasseur demanda pour pouvoir fédérer :
« Le calcul est très simple, le gain est assuré,
Nous connaitrons fortune, sois béni mon ami !
Mais dis-moi franchement, par singe, quel est ton prix ?
_ Soixante euros par singe, vous aurez quatre-vingts !
_ Où trouver cet argent ? Nous n'sommes que des vilains,
_ Donnez en gage, hypothéquez et empruntez
Enfin... puisque le gain est assuré ! »
La transaction eut lieu, les singes furent vendus
À leurs propres chasseurs qui étaient convaincus
Que l'homme aux quatre épingles, reviendrait de la ville,
Il tarda à venir et l'assistant subtil,
Partit à sa rencontre et ne revint jamais,
Les singes furent relâchés, les villageois ruinés.

Maintenant cher lecteur, imagine un instant,
Qu'au ch½ur de cette fable, on troque les habitants
Par les banques mondiales, les subprimes oublions !
Derrière chaque trader, il y a un démon ;
Celui du jeu c'est sûr, mais nos contemporains
Pour le petit client qui ne compte pour rien
Font peu de cas du sort de ses économies
La cigale a pris le pouvoir ; pauvre fourmi
Car son petit pécule barbote dans l'océan
De l'argent virtuel, brillant au firmament :
Aujourd'hui, les Etats se torturent les méninges
Pour avoir toléré cette monnaie de singe.

Gardons-nous les amis de paraître ingénus,
Au cours de chaque crise, beaucoup tombent des nues ;
Ceux qui viennent en sauveur, en sont parfois la cause
Et sont les beaux parleurs ; on en sait quelque chose.
Le pompier incendiaire en est une belle image,
Douter de toute chose est source de quiétude
Et je garde du droit un bien fameux adage :
Nul ne peut prévaloir ses propres turpitudes.




Inspiré par une histoire drôle,
Joël Heirman,
Le 14 novembre 2008.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 18:49

Modifié le dimanche 16 novembre 2008 13:13